Un voilier de location en Grèce éco-responsable sans compromis sur le confort

 

Le Najida n’est pas un voilier « vert » par effet de mode.

C’est un bateau pensé, entretenu et utilisé depuis des années avec une approche simple : naviguer longtemps, confortablement, en limitant l’impact sur la mer et les lieux visités.

Le voilier Najida est conçu pour naviguer de manière plus respectueuse de l’environnement, sans renoncer au confort ni à l’autonomie à bord.

Les choix techniques qui l’équipent visent à réduire les consommations, limiter l’impact et favoriser une navigation plus sobre, tout en permettant une vraie vie à bord sur plusieurs jours.

Ici, l’éco-responsabilité n’est pas un discours marketing, mais une approche concrète, vécue au quotidien à bord.

Ma philosophie en tant que skipper est sans ambiguïté : vous aimez la Grèce pour ses criques sauvages, ses espaces encore vierges, ses eaux cristallines.
Vous aimeriez que vos enfants puissent un jour montrer à leurs propres enfants ce que vous êtes en train de leur faire découvrir aujourd’hui.

 

L’énergie sur un voilier ou catamaran de location en Grèce à Athènes, dans le golfe Saronique, les Cyclades et Ailleurs…

L’énergie à bord d’un voilier de location comportant cinq cabines (jusqu’à 12 personnes) est un sujet central, en Grèce comme partout ailleurs en mer.

Elle est indispensable à la navigation — instruments, électronique, feux réglementaires — mais aussi à la vie à bord : éclairage, 220 V, réfrigérateurs, congélateur, pompes, dessalinisateur…

À bord, nous ne sommes pas à la maison.
Dans les mouillages sauvages grecs, il n’y a évidemment aucune prise électrique, et l’énergie disponible n’est jamais infinie. Il faut donc être encore plus attentif à la manière dont on la consomme.

Faire attention ne suffit pourtant pas.
Encore faut-il produire cette énergie, la stocker efficacement dans les batteries, puis l’utiliser intelligemment, sans compromis sur la sécurité ni sur le confort.

Les batteries : autonomie réelle et impact réduit

Sur la majorité des voiliers et catamarans de location, en Grèce comme ailleurs, les batteries sont presque toujours des batteries au plomb.

Elles sont peu coûteuses à l’achat, mais très polluantes à la fabrication comme au recyclage. Leur capacité reste limitée : avec quatre ou cinq batteries d’environ 100 ampères en 12 volts, l’autonomie dépasse rarement une nuit ou deux.

Le voilier Najida n’est pas équipé de cette manière.

L’ensemble du réseau électrique a été repensé et porté de 12 à 24 volts, ce qui permet de réduire significativement les pertes et la consommation sur les équipements les plus énergivores.

En croisière, le confort ne doit pas se faire au détriment de l’autonomie.

Najida est équipé de batteries lithium, plus légères, plus compactes et offrant une capacité bien supérieure à poids et volume équivalents. Ces batteries sont également plus facilement recyclables, selon un principe proche de celui utilisé pour les batteries de téléphones ou d’ordinateurs portables.

Les panneaux solaires : autonomie sans contraintes

Peu de voiliers ou de catamarans de location, en Grèce comme ailleurs en Méditerranée, sont équipés de panneaux solaires en quantité suffisante.

Dans des zones pourtant très touristiques, y compris chez les grandes sociétés de location, on leur préfère souvent des groupes électrogènes, bruyants et fortement consommateurs de gasoil.

À bord du Najida, faire attention ne signifie pas se restreindre.

Une croisière ne doit pas être synonyme de compromis sur le confort. Pour cela, le voilier est équipé de près de dix mètres carrés de panneaux solaires en 24 volts, représentant une puissance d’environ 2 000 watts.

Cette installation permet de recharger les batteries de manière autonome, grâce à une énergie renouvelable, silencieuse et disponible en permanence, tout en conservant un réel confort de vie à bord.

 

Le froid à bord pendant les croisières

Conserver les denrées alimentaires à bord d’un voilier est toujours plus complexe qu’à terre.

Les réfrigérateurs sont plus petits, ils sont sollicités en permanence, et une croisière implique souvent plusieurs personnes à bord, parfois deux familles, avec des ouvertures répétées tout au long de la journée.

Les réfrigérateurs

À bord du Najida, trois réfrigérateurs assurent le confort alimentaire sans surconsommation d’énergie.

Deux d’entre eux fonctionnent sur un compresseur commun : le plus grand pilote le plus petit, ce qui permet d’optimiser les cycles de fonctionnement et de limiter la consommation électrique.

Le compresseur est refroidi par eau de mer, ce qui évite l’usage d’un ventilateur, toujours énergivore.
De dernière génération, il consomme environ 30 % d’électricité en moins que les modèles plus anciens.

Le troisième réfrigérateur, principalement dédié aux boissons, fonctionne différemment.

Il est alimenté en 220 volts et ne fonctionne que deux heures par jour, exclusivement grâce à l’énergie produite par les panneaux solaires. Il utilise un système à plaque eutectique de froid positif : la plaque se refroidit pendant la phase de fonctionnement, puis restitue le froid sur une période pouvant atteindre 24 heures, avec une consommation minimale.

Le congélateur

En dehors des grandes unités, des yachts ou des catamarans équipés de groupes électrogènes, il est très rare de trouver un congélateur à bord d’un voilier de location. Les raisons sont simples : le manque de place et la consommation énergétique.

La cuisine du Najida, particulièrement vaste pour un monocoque de croisière, m’a permis d’intégrer un congélateur sans compromis sur l’espace.
Comme pour les réfrigérateurs, le groupe de froid est de dernière génération et refroidi par eau de mer.

Un confort apprécié à bord… et parfois aussi par nos voisins de mouillage, lorsqu’il s’agit d’« emprunter » quelques glaçons.

 

L’eau douce à bord, autonomie et liberté

L’eau douce est un vaste sujet en croisière.

Sur la majorité des voiliers de location, lors d’une semaine de navigation, on s’arrête rarement dans les ports — et pour cause : on ne vient pas naviguer en Grèce pour visiter les quais. Pourtant, ces bateaux disposent le plus souvent de réservoirs limités, rarement plus de 500 à 600 litres d’eau douce.

À bord du Najida, la capacité atteint 1 750 litres d’eau douce, ce qui change radicalement la vie à bord.

Cette réserve permet de conserver une réelle autonomie, même avec plusieurs personnes embarquées, sans transformer la croisière en exercice permanent de restriction.

Sur beaucoup de bateaux de location, dès que deux familles partagent le bord, les compromis arrivent vite : douches écourtées, rinçages évités après la baignade, vigilance constante sur chaque litre consommé.

La solution classique consiste alors à s’orienter vers de grosses unités, des yachts ou des catamarans équipés d’un groupe électrogène et d’un dessalinisateur fonctionnant en continu.

À bord du Najida, l’approche est différente.

Un groupe électrogène est bien présent, mais il n’est pas utilisé pour alimenter le dessalinisateur, sauf dans de rares situations particulières. L’objectif reste de privilégier l’autonomie, la sobriété et un usage raisonné des ressources, sans renoncer au confort d’une vraie vie à bord.

 

Le dessalinisateur : produire de l’eau sans dépendre du groupe

Le Najida est équipé de deux dessalinisateurs produisant respectivement 150 et 90 litres d’eau douce par heure.

Comme sur la majorité des voiliers, ces équipements fonctionnent en 220 volts. Habituellement, cela implique l’utilisation régulière d’un groupe électrogène, bruyant et consommateur de carburant.

À bord du Najida, le système a été repensé afin d’éviter ce fonctionnement systématique au groupe électrogène, tout en conservant une production d’eau suffisante pour une vraie vie à bord.

Optimiser le fonctionnement en 220 volts

Le premier axe a consisté à améliorer l’ensemble de la chaîne électrique en 220 volts.

Le convertisseur du Najida, qui transforme le courant continu 24 volts en courant alternatif 220 volts, a été renforcé afin d’absorber la consommation des dessalinisateurs.

Les câbles reliant les sources de production aux équipements ont également été remplacés, afin de limiter les pertes et de permettre le passage d’un courant plus important.

Concrètement, lorsque le moteur est en fonctionnement — généralement une à deux heures par jour pour les déplacements — l’alternateur du moteur, combiné à la production des panneaux solaires, permet d’alimenter le dessalinisateur.

Plus de 200 litres d’eau douce peuvent ainsi être produits quotidiennement, en complément des 1 750 litres embarqués au départ.

Résultat : fin des douches limitées, des rinçages à l’eau de mer et des compromis inconfortables.

Une alimentation alternative en 24 volts

Le second axe a été plus complexe à mettre en œuvre.

Il a consisté à créer un second circuit permettant d’alimenter la membrane du dessalinisateur directement en 24 volts.

Cette configuration nécessite une seconde pompe de gavage, un moteur spécifique en 24 volts et une nouvelle pompe haute pression dédiée.

Après de nombreux essais et ajustements, ce système fonctionne désormais de manière fiable et efficace.

Associée au parc de batteries important et à la surface conséquente de panneaux solaires, cette solution permet une production d’eau douce autonome, silencieuse et adaptée à une croisière confortable sur plusieurs jours.

 

L’eau potable en croisière : limiter le plastique à bord

En croisière, et plus encore en Grèce pendant la période estivale, on estime généralement la consommation d’eau potable à environ une bouteille par jour et par personne.

Le calcul est simple : dix personnes à bord pendant une semaine représentent près de 70 bouteilles d’eau, soit une douzaine de packs transportés, stockés, puis jetés.

Une habitude confortable, mais dont l’impact environnemental est loin d’être négligeable.

Pour répondre concrètement à cette problématique, le Najida est équipé d’un système de filtration par osmose inverse.

Une installation encore très rare à bord des voiliers de location en Grèce, et pourtant particulièrement adaptée à la vie en croisière.

Comment fonctionne l’osmoseur

L’eau issue des réservoirs est d’abord filtrée de manière progressive, à travers plusieurs niveaux de filtration de plus en plus fins.
Elle est ensuite mise sous pression et traverse une membrane d’osmose inverse, sur un principe proche de celui du dessalinisateur.
L’eau obtenue est potable, débarrassée des micro-organismes, bactéries et impuretés.

Un robinet dédié, installé directement à l’évier, permet de remplir facilement des bouteilles en verre ou des gourdes réutilisables.

Ce système réduit considérablement l’usage de bouteilles en plastique à bord, tout en garantissant une eau potable de qualité, disponible à tout moment pendant la croisière.

 

La gestion des déchets à bord : bon sens et organisation

Lors d’une croisière en voilier, les volumes de déchets augmentent rapidement après quelques jours, surtout lorsque plusieurs personnes partagent la vie à bord.

Même en faisant attention lors de l’avitaillement, la question des poubelles devient vite centrale.

À bord du Najida, la gestion des déchets repose sur une organisation simple et rigoureuse, articulée autour de trois flux distincts.

Déchets organiques

La première poubelle est dédiée aux déchets organiques.

Ceux-ci ne sont jamais jetés à la mer au mouillage. Conformément à la réglementation, ils sont éliminés uniquement au large, à plus de trois milles des côtes, après avoir été réduits en petits morceaux lorsque cela est nécessaire.

Déchets non recyclables

La seconde poubelle regroupe les déchets qui ne peuvent ni être rejetés en mer, ni recyclés pendant la croisière.

Il s’agit principalement des emballages métalliques ou assimilés, conservés à bord jusqu’à leur élimination à terre.

Recyclage

La troisième poubelle, située hors de la cuisine, est réservée au recyclage : plastiques, verre, emballages légers.

Ces déchets sont systématiquement rincés afin de limiter les odeurs et faciliter leur tri ultérieur.

 

Un mot sur les toilettes

Rien n’est rejeté en mer qui ne soit biodégradable.

Les toilettes sont équipées de poubelles dédiées, et le papier toilette n’est jamais évacué en mer.

 

Une autre manière de naviguer

Tous ces choix techniques n’ont de sens que parce qu’ils sont vécus au quotidien.
Ils ne sont pas là pour afficher une étiquette « verte », mais pour permettre une navigation
plus simple, plus autonome et plus respectueuse des lieux que nous traversons.

À bord du Najida, cette approche change concrètement la croisière.
Plus de temps au mouillage, moins de contraintes, plus de silence,
plus de liberté, et une vraie qualité de vie à bord.

En tant que skipper et propriétaire du bateau, je fais ces choix pour moi avant de les partager avec vous.
Parce que naviguer longtemps, dans de bonnes conditions, c’est aussi prendre soin de la mer
et des endroits que nous aimons découvrir — aujourd’hui, et pour longtemps encore.

 

 

 

 

 

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